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Etude CBRE sur le Logement Etudiant
Mis à jour le 11 septembre 2009
Une étude du cabinet CB Richard Ellis fait du développement des résidences collectives privées pour les étudiants, LE produit attractif des années à venir.
2.213.057 étudiants composaient la population inscrite dans l'enseignement supérieur à la rentrée 2008-2009, soit une augmentation de 89 % par rapport à la rentrée 1980-1981 (source : Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche). Un nombre relativement stable depuis plusieurs années, toujours supérieur à 2,2 millions d'étudiants.
Environ 60 % des ces étudiants sont « décohabitants », c'est-à-dire qu'ils quittent le domicile parental pour poursuivre leurs études. Ils vivent seul ou en colocation (("logement privé diffus") , sont hébergés par la famille ou des amis ou habitent en résidences collectives (privées ou publiques).
Le parc global de logements collectifs étudiants peut-être évalué à environ 300 000 lits, public et privé confondus.
Le parc privé est estimé à plus de 90.000 lits soit environ 30 % du parc global. Une majorité de l'offre de ces résidences est située en Ile-de-France et dans les principales régions universitaires.
Le parc public (210 000 lits) est constitué de résidences gérées par les CROUS, soit en direct (160 000 lits environ, répartis sur 600 résidences), soit pour le compte d'organismes HLM (50 000 lits).
Dans les 15 premières villes universitaires françaises, une approche globale du parc de logements étudiants collectifs permet de mettre en exergue la forte carence de ce type de logements. Ainsi, avec seulement 83.000 lits environ dans le secteur public et 62.000 lits environ dans le secteur privé, la demande non satisfaite dans les 15 premières villes françaises atteint près de 842.000 lits (conséquence de cette « indisponibilité » près de 180.000 étudiants éprouvent chaque année de grandes difficultés à trouver un hébergement). 85 % des demandes de logement étudiant sont insatisfaites.
Dès lors avance l'étude de CB Richard Ellis, "les perspectives sur le marché du logement étudiant sont très favorables" car favorisées - outre par la pénurie d'offre - par la sécurité d'investissement (les opérateurs assurant l'exploitation de ces résidences estiment les risques d'impayés et de vacance à moins de 2 %); la liquidité du placement (le respect des critères de qualité d'implantation et de conception sont les garants d'une bonne rentabilité estimée entre 5,5 % et 7 % en fonction des zones géographiques); et un environnement réglementaire incitatif (TVA récupérable). Et l'étude de conclure : "face à l'ajustement des marchés immobiliers, le logement étudiant apparaît comme un produit particulièrement attractif et peu sensible à la conjoncture, et tend à devenir une classe d'actif à part entière."
FOCUS
CB Richard Ellis a développé une cotation des principales villes universitaires afin de déterminer leur potentiel pour l'implantation de résidences collectives privées.
Cette cotation prend en compte l'évolution de la population étudiante, le nombre de lits existants dans des résidences privées et publiques et l'impact du plan Campus.
La cotation CBRE est établie comme suit :
1 Excellent, 2 Très bon, 3 Bon, 4 Correct, 5 Faible
Bordeaux 1
Grenoble 1
Lille 1
Paris- RP 1
Aix-en-Provence 2
Marseille 2
Toulouse 2
Lyon 3
Nancy 3
Nice 3
Strasbourg 3
Montpellier 4
Nantes 4
Rennes 4
Clermont Ferrand 5
Source : CB Richard Ellis publié dans Le Moniteur
www.lemoniteur.fr/145-logement/article/actualite/685313-le-logement-etudiant-nouvel-eldorado-des-promoteurs
photo © MONITEUR.FR
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